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Beaucoup d'espèces peuvent se bouturer, avec plus ou moins de succès :

Très facile : les ficus (y compris le figuier (Ficus carica), les saules, etc
Facile : la plupart des érables, les genévriers, beaucoup de prunus,...
Très difficile, voire impossible : la grande majorité des pins.
 
A différentes époques, et selon les espèces, des techniques sont utilisées. En voici un résumé illustré :

 

Boutures d'été

 

Quand procéder ?


Ce sont celles qui ont en général le meilleur taux de reprise, mais comme elles se font à partir de bois aoûté, c'est à dire de pousses de l'année qui commencent juste à lignifier, elles sont d'un faible diamètre.

"Aoûté" ne signifie pas que cette opération ne peut se dérouler qu'en août : selon le climat et les espèces, on peut faire des boutures beaucoup plus tôt (voir photos plus bas).

Comment procéder ?

 

  • S'assurer que son matériel est propre pour éviter la contamination : passer la lame d'un couteau bien affuté ou d'un greffoir à l'eau de javel avant toute chose ;
  • Couper une tige qui comporte plusieurs bourgeons (minimum 4) et ôter les feuilles du bas en faisant attention de ne pas arracher les bourgeons situés à leur base ;
  • Plutôt qu'une coupe horizontale, effectuer une coupe en biseau : ainsi plus de cambium sera exposé.
  • On peut utiliser des hormones de bouturage (en poudre ou liquide), voire de "l'eau de saule?"
  • Préparer le substrat : un substrat avec une forte proportion de sable et du terreau tamisé semble une bonne base. L'ajout de charbon de bois ou de charbon actif limite le risque de pourriture et de maladies.
  • A l'aide d'une baguette, faire un avant-trou dans le substrat, et placer les boutures de façon à ce qu'elles ne se touchent pas.
  • Placer à l'ombre et à l'abri du vent, et veiller à ce que le substrat reste humide sans être détrempé.


Selon les espèces, la production de racines peut être plus ou moins rapide. On peut mettre les boutures "sous cloche" pour leur assurer un taux d'humidité ambiante optimum, auquel cas il faut veiller à ce qu'elles ne pourrissent pas.

Il est déconseillé d'utiliser de l'engrais tant que les racines ne se sont pas bien développées.

Exemple : boutures d'orme de Chine prélevées fin juin, rempotées fin août :

27 Août 2012:









6 Août 2014 :

 

Boutures de fin d'été et d'automne


Certaines espèces de conifère se bouturent de façon optimum de fin août à fin septembre. C'est le cas des thuyas (peu d'intérêt en bonsaï), mais aussi des Chamaecyparis.

Exemple : boutures de Chamaecyparis obtusa. Comme pour beaucoup de résinaux, les boutures ont été laissées à sécher 24 h. Puis elles ont été trempées 12h dans des hormones liquides avant d'âtre plantées.





 

Boutures d'hiver


Le taux de réussite de ces boutures est beaucoup plus aléatoire : on procède de façon similaire, mais avec des branches plus grosses, après la chute des feuilles et avant le débourrage.

Par exemple le taux de succès avec des boutures de Zelkova jusqu'à 1cm de diamètre prélevées 3-4 semaines avant le débourrage est très important. Il semblerait que ce soit aussi le cas pour les érables de Buerger.

NB : une méthode traditionnelle consiste à prélever des boutures après la chute des feuilles et les mettre en jauge dans une tranchée sableuse, la coupe étant orientée vers le haut : la surface du sol se réchauffant lors des périodes d'ensoleillement, cela peut aider à la formation d'un cal d'où sortiront des racines quand on plantera ces boutures au printemps.

Boutures de racines


Certaines espèces se bouturent très bien à partir de racines : c'est le cas notamment des pommiers, des poiriers et des cognassiers, de la plupart des ulmacées et des prunus.

Comment procéder ?

 

  • Mi-février, ou en tout cas quelques semaines avant le débourrage, prélever une racine qui semble intéressante.
  • L'entourer d'un linge humide, mais laisser sécher la coupe plusieurs heures, ainsi le risque de pourriture sera réduit.
  • Envelopper la partie apparente de la racine dans du raphia, mais laisser la coupe à l'air libre.
  • Planter dans un substrat avec une forte proportion de sable et du terreau tamisé . L'ajout de charbon de bois ou de charbon actif limite le risque de pourriture et de maladies.
  • Maintenir au frais, mais de préférence hors-gel.


Si tout se passe bien, des bourgeons apparaîtront près de la coupe au bout de quelques semaines.

Exemple : un pommier sauvage (Malus sylvestris) issu d'une bouture de racine :